LA GRÈVE
La misogynie nous grignote depuis l’enfance. Elle nous assujettit, elle nous abreuve et nous inonde, elle nous accule, nous enferme et nous cadenasse. Et ce, depuis des siècles.
Sur les mots d’Ovidie qui, dans La chair est triste hélas (2023), dénonce les diktats de l’hétérosexualité et met un terme à ses relations sexuelles avec les hommes, le film pose des images symboliques et évocatrices. C’est une œuvre-collage aux dimensions multiformes, d’archives improbables en publicités dépassées, elle fait émerger une mémoire collective du regard porté sur les femmes : l’ironie déborde, questionne et captive.
Un regard créatif et teinté d’humour sur un texte puissant, où le banal se mêle à la violence, où l’on déconstruit de toutes ses forces.
grand prix documentaire national au Fipadoc – sélectionné dans une dizaine d’institutions d’art contemporain et de festivals internationaux
avec le soutien du Bureau de Promotion de l’Égalité et de prévention des Violences de la République et canton de Genève
première suisse