J’ai composé ce programme de sourires malicieux, d’échappées belles, d’images prégnantes, de mots spirituels, d’effeuillages audacieux, de dialogues anachroniques, d’univers lumineux…
À l’image du champ de fleurs sauvages de l’affiche, Everybody’s Perfect est toujours cet acteur culturel qui célèbre la diversité dans les arts, les genres, les amours, à l’écran, à La Paillette et sur la piste de danse.
Pour énoncer joyeusement que la nature est queer, cette 13e édition offre des séances innovantes et des couleurs infinies.
Sylvie Cachin
Directrice artistique
Dans de nombreux pays, les droits des personnes LGBTIQ+ sont en recul. Des gouvernements criminalisent les identités et les relations queer. Les actes de violence augmentent. Des entreprises, qui autrefois affichaient fièrement leur ouverture à la diversité, se font plus discrètes, voire retirent leur soutien à cette cause. Les réseaux sociaux, que les grandes plateformes ont renoncé à modérer, véhiculent un déchaînement de haine sans précédent. En Suisse, les signalements d’actes homophobes ont explosé ces dernières années.
Dans ce contexte, l’art et la culture jouent un rôle plus déterminant que jamais. Le philosophe Gilles Deleuze considérait l’acte de création comme un geste de résistance: “L’Art, c’est ce qui résiste: il résiste à la mort, à la servitude, à l’infamie, à la honte.” Au cours de son histoire, le cinéma a largement contribué à dénoncer les discriminations, déconstruire les représentations stéréotypées, visibiliser les parcours de vie des personnes queer et changer les perceptions sur les communautés LGBTIQ+.
En Suisse romande, le festival Everybody’s Perfect accomplit depuis plusieurs années ce travail essentiel. En présentant des œuvres de grande qualité artistique venues du monde entier, il ouvre un espace de partage où le public peut se reconnaître dans les récits ou s’ouvrir à d’autres réalités. Il fait ainsi entendre des voix encore trop souvent marginalisées et donne à voir des vies dans toute leur richesse et leur diversité. En faisant du cinéma un instrument d’émancipation pour la société dans son ensemble, le festival nous invite à imaginer une société plus juste et plus inclusive. Qu’il en soit sincèrement remercié!
Christina Kitsos
Maire de la Ville de Genève
chapitres des longs-métrages
a way of life
personnages fantasques ? En tout cas, iels n’ont attendu ni les moyens, ni les regards pour vivre hors normes
plonger dans l'aventure
entre des cloisons ou au grand air, la vie se révèle rocambolesque, risquée, intimement bouillonnante
échos
les voix de la génération précédente résonnent claires et limpides, riches et généreuses
au commencement...
quelqu’un·x·e, quelque part, a fait un tout premier pas – dans le vide
territoires
politiques, hostiles ou inhospitaliers ; seul l’exil en est parfois la salvation ou l’espoir
parcours émancipés
habitué·x·es ou pétri·x·es de lassitude de voir des films dont les histoires finissent mal… Sachez que le vent a tourné. Si, si !