HÉROES

heroes

Né à Barcelone, établi à Bruxelles, Ferran Sanchez Castillo a grandi à Genève. Il a enseigné la photographie, collaboré à de nombreux magazines et compagnies
de théâtre et de danse. Il a également exposé son travail en Espagne, en Belgique, en Suisse et à Cuba. Quête d’identité, questionnement de soi et conditionnement du regard d’autrui sont autant de troubles exprimés dans les portraits et les mises en scènes du photographe. ferransanchezcastillo. blogspot.com

Exposition gratuite, ouverte à tous les publics, le-phare.ch

SAMEDI 21 SEPTEMBRE
Vernissage, 18h – 21h, suivi d’un DJ set de l’artiste – L’aide Hygiène vs Varice Hilton – pour l’anniversaire des 2 ans de ré-ouverture et 16 ans et demi d’existence du Phare

DIMANCHE 17 NOVEMBRE
Finissage, 17h-20h

HORAIRES
Lundi à mercredi 11h-1h
Jeudi à samedi 11h-2h
Dimanche & fériés 15h-1h

EXPOSITION

Ferran Sanchez Castillo embrasse les corps de son objectif, et avec lui, nous caressons leurs lignes du regard. Ses portraits, auréolés de la patine de la pellicule, semblent atemporels, universels ; ces « héroes » sont-ils.elles issu. es d’un film de fiction ? Avec le photographe, nous nous languissons dans le rêve.

« Barcelone 1990, je n’ai même pas 20 ans et je cherche ma place.
Je regarde celles et ceux qui m’entourent, belles créatures qui composent mon univers. Les souvenirs reviennent comme des ashes.

On ne devient authentique que lorsqu’on res- semble en n à l’image qu’on a rêvée de nous- même. La nuit, on est rêve.
Drag-queens qui cohabitent avec des filles à coiffures peroxydées, filles à cheveux rasés, garçons ultra-bronzés, ultra-musclés et épilés, make-up à la truelle et auto-bronzant pour tout le monde. Posent pour moi dans un arrière-fond de house music, d’eurodance et de morceaux qui font danser et pleurer en même temps.

Tissus métallisés, vinyle, t-shirts en lycra, faux-cuir et bottes à plateforme sont la base vestimentaire et codes d’appartenance à notre génération. Le cheap devient cool.

Ce travail photographique est dédié à tous.tes celles et ceux qui ont été différent.es, qui 66 sont différent.es ou qui le seront. Je voulais être comme elles et eux, je voulais ressembler à mes héros. »
Ferran Sanchez Castillo