CHEZ BRIGITTE

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Bien connue sous le nom de DJ Ladybruce, Laure Schwarz a laissé ses empreintes dans le milieu underground gene- vois, tout en ayant goûté à la culture berlinoise dans les années 1990. Photographe, monteuse vidéo et graphiste, elle a aussi écrit et réalisé des courts-métrages fantastiques, tels que « Transgender Express » en 2006 (présenté à la 1e édition d’Everybody’s Perfect) et « Frankie » en 2009.

Exposition gratuite, ouverte à tous les publics

JEUDI 10 OCTOBRE
Vernissage : 18h30 – 22h
avec un apéritif offert par le Conseil administratif de la Ville de Genève, accompagné par DJ Ladybruce & Nicodisco (Chez Brigitte)

Avec le soutien du Service Agenda 21 – Ville durable de la Ville de Genève
Dans le cadre de la campagne « Mémoires LGBTIQ+ » de la Ville de Genève : 17mai-geneve.ch

INSTALLATION

« Enivrez-vous, enivrez-vous sans cesse de vin, de poésie, de vertu, à votre guise. » (Charles Baudelaire)
Les squats de Genève – poumons culturels de la Ville de Calvin, l’âge d’or d’une certaine bohème, dont l’exemple faisait parler au-delà des frontières helvètes. Artamis, Rhino, chez Brigitte, etc. : on est heureux.se de s’y être enivré.e. Hommage par Laure Schwarz.

« Le 11 novembre 1994 à la tombée de la nuit, quatre joyeux drilles investissent les locaux désaffectés d’un atelier de graphisme situé au 12 rue Prévost-Martin, dans le quartier populaire de Plainpalais, à Genève. Le premier squat queer de Suisse est né, l’aventure durera huit ans. Ce projet d’espace LGBT, né d’une farouche volonté de mélanger les genres à une époque où les lieux publics et le tissu associatif étaient encore très cloisonnés, donnera naissance à la première Pride romande à Genève en 1997.

L’installation Chez Brigitte a été conçue comme une œuvre commémorative, non exhaustive, une mise en scène personnelle qui invite le public à se (re)plonger dans une ambiance inspirée du lieu mythique. Entre les portraits des habitant.e.s, leurs déguisements et les multiples phases décoratives, l’énergie d’une époque se dessine ainsi qu’un vif besoin de liberté d’expression, moteur commun de ses actrices et acteurs. L’histoire du squat, de l’occupation à la création de l’association 360°, y est racontée à travers un montage d’archives photographiques et d’articles parus dans la presse pendant qu’un vieux téléviseur cathodique di use les reportages réalisés sur les différents événements relatifs au lieu. La spectatrice et le spectateur sont invité.e.s à participer à l’œuvre en jouant un 45 tours sur le tourne-disque mis à disposition. »

Laure Schwarz