Communiqué de presse

Everybody’s Perfect
(2e édition)

Festival de cinéma lesbien, gay, bi, trans, intersexe, queer
Du 21 au 30 septembre
Cinémas du Grütli, Genève

Après la première édition de 2010, le festival du film Everybody’s Perfect, l’un des plus importants festivals de cinéma lesbien, gay, bi, trans, intersexe, queer (LGBTIQ) d’Europe de par le nombre de films présentés et l’exigence de sa programmation, rembobine pour une seconde édition qui fera l’événement à Genève, du 21 au 30 septembre 2012 aux cinémas du Grütli.

80 films à l’affiche
Durant dix jours, le festival offrira au public de Suisse romande et de France voisine 80 films explorant les différentes thématiques LGBTIQ, dont  près de 60 films inédits en Suisse. Autant de fictions ou de documentaires du monde entier et couvrant toutes sortes d’aspects en lien avec l’orientation sexuelle et l’identité de genre.

Un large public
La programmation, de par les questionnements qu’elle suscite, s’adresse à un large public, bien au-delà de la communauté LGBTIQ. Elle présente près de 60 films inédits, fictions et documentaires, qui vont de premières créations, des courts métrages suisses et étrangers, à des œuvres de dimension internationale, révélant ou ayant révélé des réalisateurs de talent. Parmi eux, Marco Berger, issu d’un cinéma argentin en pleine effervescence, et qui sera l’un des nombreux invités du festival pour présenter deux films – «Plan B» (2009) et «Ausente» (2011). Ou encore Maryam Keshavarz, réalisatrice iranienne qui narre dans «Circumstance» (2011) la manière dont la morale des mollahs torpille en Iran les espaces de liberté de la jeunesse. L’actrice principale du film, Sarah Kazemi, honorera le festival de sa présence. En Serbie, c’est par l’humour que Sdrjan Dragojevic, aborde les conséquences, souvent douloureuses, de l’ostracisme dans «Parada» (2011), une fiction présentée en ouverture du festival, avec la présence du réalisateur. A relever également, en avant-première suisse, «Laurence Anyways», de Xavier Dolan, avec la présence de l’acteur principal Melvil Poupaud.

Luttes d’aujourd’hui, et d’hier
La fiction ne sera bien sûr pas la seule à mettre en perspective les luttes, du passé et du présent, des minorités sexuelles. Le festival sera inauguré avec le discours d’Hillary Clinton, tenu fin 2011 devant le Conseil des droits de l’homme à Genève, quant à la nécessité de se battre pour que les minorités sexuelles bénéficient, partout dans le monde, des mêmes droits. Un chemin encore long dans de trop nombreux pays et une réalité que le festival mettra en perspective dans sa sélection de documentaires de très haute qualité sur les droits humainsen fidélité à la tradition de la Genève internationale.

Everybody’s Perfect  plongera aussi dans le passé pour raconter, avec des documents de grande valeur, l’histoire des libérations sexuelles, de celles des Français de l’après-guerre à celles des Américains sous le maccarthisme, en passant par les luttes queer et lesbo-féministes. Mais aussi 30 ans de combat contre le sida, avec un poignant hommage à Hervé Guibert (2 films, 2 lectures).
Les revendications actuelles auront bien sûr leur place, avec des films et des débats portant sur l’égalité des droits des personnes transgenre, la reconnaissance des familles arc-en-ciel (homoparentales) ou encore la mise en relief de phénomènes émergents. Ou méconnus, comme le cross dressing, rite qui consiste à s’habiller en femme, tout en revendiquant son hétérosexualité. Des militants et acteurs de ces causes, qui font notamment l’actualité en Suisse, seront accessibles aux médias avant et durant le festival.

Des classiques aux chefs d’œuvre méconnus
Parmi les films de fiction, le festival présentera une large palette de longs et moyens métrages, dont des chefs d’œuvre qui ont marqué l’histoire du cinéma («Happy Together» (1997) de Wong Kar Wai ou encore «A Single Man» (2009), de Tom Ford). Ou qui méritent d’être révélés au grand public. Comme «Far from Heaven» (2002) de Todd Hayes, mettant en scène une Amérique des années 1950 fermée à la différence et «Ludwig, requiem pour un roi vierge» (1972), folle fresque baroque d’un Louis II de Bavière plus que fantasque.
Des pièces d’une grande valeur historique sont également au programme, comme le fragment de 50 minutes qu’il reste de «Anders als die Andern», le tout premier film à thématique homosexuelle de l’histoire du cinéma, sorti en 1919 puis brûlé par les nazis en 1933 (qui sera accompagné d’une lecture-performance), ainsi qu’«Un chant d’amour» (1950), seule création de Jean Genet pour le cinéma.

Echange et réflexion
Everybody’s Perfect est un espace d’échange et de réflexion. Aussi l’événement proposera-t-il des débats liés à des thématiques qui questionnent la société, avec la présence de nombreux invités, acteurs, réalisateurs, intellectuels et militants de la cause LGBTIQ. Il en va de la définition de l’identité et des questions de genre, avec notamment une conférence de l’intellectuel militant français Louis-Georges Tin, créateur de la journée internationale contre l’homophobie. Il sera également question des évolutions sociétales récentes, comme l’homoparentalité qui fera l’objet d’un débat organisé par le groupe homoparents de l’association 360° et l’Association suisse des Familles arc-en-ciel, au moment même où le parlement suisse statuera sur le droit d’adopter pour les personnes homosexuelles.
Créant des ponts, le festival entend sensibiliser le milieu pédagogique à la réalité des minorités sexuelles, trop souvent victimes de discrimination dans le cadre scolaire. Six films, documentaires et fictions, seront à l’affiche à l’attention des enseignants, parents d’élèves et élèves du Cycle d’orientation et du post-obligatoire. Deux matinées et une soirée leur seront dédiées.

Des célébrations et des soirées festives
Le festival se veut un événement festif, et il y a matière à célébrer. Car 2012, c’est aussi les 30 ans de Dialogai et les 10 ans de Lestime, deux associations phares de la vie associative genevoise, l’occasion de nous donner leur vision du cinéma LGBTIQ à travers deux soirées cartes blanches. Même privilège pour Edouard Waintrop, le directeur des Cinémas du Grütli et de la Quinzaine des réalisateurs de Cannes, qui jouera sur les genres en présentant une lecture gay du célébrissime film de Charles Vidor «Gilda» (1946) ainsi que le déjà culte dernier opus de Xavier Dolan «Laurence Anyways», prix de la Quinzaine des réalisateurs à Cannes et grand prix du festival romantique de Cabourg.
A l’occasion d’une Nuit musicale, on aura sans doute très envie de danser aussi sur le cultissime « Priscilla, reine du désert » (1995) de Stephen Elliott, la comédie musicale « Mary Lou » (2009) d’Eytan Fox ou encore « 20 cm » (2005), de Ramon Salazar.
Comme en 2010, un bar, tenu par le bar-librairie L’Ivresse, et des animations variées contribueront à faire de ce festival un moment inoubliable.

Un événement déjà reconnu
Everybody’s Perfect est un événement monté par Le Gai Savoir, association pour l’organisation d’événements LGBTIQ, en partenariat avec les Cinémas du Grütli. En 2010, le festival avait enregistré 4000 entrées payantes. Il doit son existence, comme lors de la précédente édition en 2010, à l’engagement de nombreux bénévoles. Il est soutenu par la Ville de Genève, l’Etat de Genève, ainsi que la Loterie romande et de nombreux partenaires, dont le magazine 360° et One FM.

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